Le ministère des Armées lance la réalisation des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de 3e génération

Pour avoir un ordre d’idée [mais comparaison n’est pas raison], la Royal Navy devrait investir 49 milliards d’euros pour ses quatre futurs SNLE de la classe Dreadnought, qui seront légèrement plus imposants que les SNLE 3G français.

Mais le ministère des Armées, faute de parler argent, préfère évoquer les retombées économiques que générera le programme SNLE 3G, insistant sur les savoir-faire rares sur les plans technologiques et industriels qu’il exige.

« Pour relever ces défis dans la durée, il convient de pérenniser une filière industrielle souveraine de premier plan en ingénierie et en production de sous-marins de fort tonnage et de chaufferies nucléaires embarquées. Cette filière d’excellence bénéficie à l’ensemble de l’industrie française navale, que ce soient les programmes nationaux ou export. Près de 90 % de la valeur ajoutée du programme SNLE 3G sera produite en France pendant plusieurs dizaines d’années, ce qui représente environ 3000 emplois directs de très haute qualification non dé-localisables », a-t-il souligné.

Encore faut-il que l’existence de certains de ces fleurons, actuellement menacés, soit pérennisée. Tel est le cas, par exemple, des groupes CNIM [Constructions navales et industrielles de la Méditerranée, un acteur historique de la dissuasion française] et Aubert&Duval, le spécialiste des pièces métalliques à hautes performances.

Photo : Vue d’artiste du SNLE 3G – DGA