Le ministère des Armées lance la réalisation des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de 3e génération

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Un peu plus de cinq ans après le début des études préliminaires, la ministre des Armées, Florence Parly, conformément aux orientations données par le président Macron, a lancé la réalisation des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de 3e génération [SNLE 3G], avec un premier marché qui, devant être prochainement notifié, portera sur les études de développement [jusqu’à la fin 2025] ainsi que la réalisation des premiers éléments de la coque et de la chaufferie du premier des quatre navire.

Dans le détail, le programme SNLE 3G est conduit sous la maîtrise d’ouvrage de la Direction générale de l’armement [DGA], en collaboration avec la Direction des applications militaires [DAM] du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives [CEA] pour la propulsion nucléaire. La maitrise d’œuvre a été confiée, sans surprise, à Naval Group ainsi qu’à TechnicAtome pour la conception et la réalisation des chaufferies nucléaires.

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Souvenirs d’un marin du PROTEE

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Sous-marin Protée

            Cet article a pu être réalisé grâce aux documents aimablement prêtés par Madame Veuve Cervera dont le mari était embarqué sur le Protée de 1935 à 1939.

            Monsieur Cervera, décédé en 2010 à l’âge de 96 ans, était adhérent de l’AGASM sous le numéro 0758. Il était entré dans la Marine en 1934 et il l’a quittée en 1946 comme second maître électricien.
Embarqué sur le Protée le 1er janvier 1935 il fut débarqué sanitaire pour début de tuberculose à l’hôpital de Sidi Abdallah de Bizerte début avril 1939.

            Voici quelques-uns de ses souvenirs, retranscrits fidèlement, de cette période.

            « Lors de mon embarquement, je fus versé dans l’équipe d’entretien et de réparations. C’était la meilleure façon d’apprendre le fonctionnement d’un sous-marin. On ne s’imagine pas la fragilité des appareils. Cela est dû en grande partie à l’eau de mer, au brouillard, aux embruns. Le sel se dépose partout et les appareils électriques en particulier tombent en panne par mise à la masse des fils conducteurs, des induits, des inducteurs isolants. Nous étions tout le temps en train de remonter « l’isolation ». Même dans les deux batteries d’accumulateurs (160 accus chaque x 2. Un accu pesait 640 kg). Ils donnaient 320 volts à chaque batterie. On pouvait les monter en série à 160 volts une demi-batterie pour l’éclairage et certains petits moteurs, ou en parallèle à 360 volts pour les deux moteurs électriques de propulsion pour la plongée. 2 moteurs électriques de 1000 chevaux chacun, ils servaient aussi pour le lancement des Diesels (2 de 3000 CV) les diesels pouvaient être aussi lancés à l’air comprimé à 30 kg.

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